NICOLAS FERRU

NICOLAS FERRU

huis clos

Ce sera Noël avant l'heure pour les fans de Michael Jackson. Le spectacle-hommage au King of pop, qui a déjà conquis plus de 500 000 spectateurs, débarque en effet en France à partir du 28 novembre. A Clermont, ce sera le 22 décembre, au Zénith d'Auvergne. Rencontre avec Nicolas Ferru, producteur de Forever Michael Jackson.

Bientôt la tournée française de Forever Michael Jackson. Vous pouvez nous en dire un peu plus sur ce spectacle ?

C'est un hommage à Mickaël Jackson qui a été créé en 2010 par une production espagnole, basé entre autres sur des rapports avec la famille. Ce spectacle est arrivé en France en 2012, mais c'était un peu tôt par rapport à la mort de Michael Jackson et Thriller-Live était en tournée française…

Et à quoi le public peut s'attendre ?

Ce spectacle célèbre le 10e anniversaire de la mort de Michael Jackson. C'est le seul qui a eu l'approbation de la famille donc il prend toute la mesure de la vie et l’œuvre du roi de la pop. Sur scène, il y a plus de 25 artistes qui, en compagnie de musiciens, font revivre ses plus grands succès, en respectant les moindres détails des chorégraphies originales. Il montre à quel point Michael Jackson a révolutionné le monde de la musique, de la danse. C'est donc un spectacle-hommage qui est aussi avant tout un divertissement intemporel.

Intemporel dans quel sens ?

Pour moi, il est évident qu'un spectacle qui a de la longévité n'est pas celui qui est créé pour que les metteurs en scène et les producteurs se fassent plaisir. Il faut penser au public. Le format que nous proposons permet d'être joué partout, ce qui ne lui enlève en rien sa très grande qualité. C'est un spectacle live avec des artistes sur scène. C'est un vrai divertissement. Michael Jackson a bercé plusieurs générations, même celles qui ne l'ont jamais connu de son vivant. Moi-même dans les années 1980's, j'ai vécu en live cet artiste hors-norme. C'est un artiste très fédérateur, dont on parle encore et dont on parlera encore dans 20 ans.

Et comment en êtes-vous arrivé à produire ce genre de spectacles ?

J'ai fait beaucoup de radio, j'ai été DJ. À un moment donné, j'ai eu envie de passer de l'autre côté de la barrière, de partir d'une page blanche, de créer. J'ai ainsi créé Indigo Productions qui, dès le départ, a travaillé sur des « spectacles du monde », d'où son image de globe-trotter. Il y a eu Soy de Cuba, Irish Celtic, Tango Passion. Mais il y a eu également des choses comme Diamond Dance qui lie le monde du hip-hop et de la danse classique. Quoi qu’il en soit, nos spectacles racontent toujours une histoire.

Et quelle place tient Forever Michael Jackson dans toutes ces histoires que vous racontez ?

Pour moi Forever Michael Jackson est un aboutissement. On a commencé plutôt par des spectacles du monde et là on aborde une thématique intemporelle et on le fait en restant dans ce que l'on sait faire, à savoir du spectacle vivant et du divertissement. Je ne raconte pas la vie de Michael Jackson, je n'entre pas dans les polémiques et ce qu'il a pu faire dans sa vie personnelle. Tout ce qu'on a pu dire sur lui me touche car je suis aussi un être humain, mais là, il se trouve que l'on rend hommage à l'artiste.

Un hommage sous forme de comédie musicale, ce n'est pas si courant chez nous…

On n'a pas en effet en France la culture de la comédie musicale, même si on est plus enclin à accepter les tributes. Après, on m'avait dit que Dirty dancing n'aurait pas de succès et, en définitive, ce spectacle a tourné dans toute la France. Après, avec des spectacles thématiques, c'est compliqué, c'est sûr. Quand les gens vont voir Céline Dion, les Stones et autres grosses machines, ils savent ce qu'ils vont voir. Nous, il faut plus se battre pour attirer les foules. Mais, à partir du moment où l'on pense au public et au plaisir que l'on peut lui donner, où l'on fait en sorte qu'il ait eu l'impression de voyager, c'est gagné ! Je fais mon métier avec le souci de transmettre une émotion et c'est un plaisir quotidien, une vraie passion.

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► 22 décembre - 15h30 • Zénith d'Auvergne - Cournon d'Auvergne • 05 79 58 00 10 • www.zenith-auvergne.com

Propos recueillis par Corinne Chesne, interview parue dans Octopus Magazine de décembre 2019